A 39 ans, il apparaît presque comme un vétéran du web 2.0. Il y compte en tout cas une solide expérience. C’est lui qui crée à la fin des années 90 DVDzone2 devenu Mediadis, un site de e-commerce spécialisé dans la vente de DVD européens.
Aujourd’hui, il vient d’imposer son nouveau projet Venyo, plateforme internationale en gestion de réputation numérique, comme l’une des idées les plus innovantes du web.
* Quel est le point de départ d’un projet de start-up ?
L’intuition, toujours. On doit avoir envie de créer quelque chose pour rencontrer un besoin que l’on a perçu. Il faut regarder avant tout ce que les autres font pour pouvoir mieux le faire soi-même. Il s’agit donc là d’une opportunité. Ensuite, on met au point son business modèle, avec ses éventuels associés. Il n’y a pas de réussite possible sans ce canevas là, selon moi.
* Comment concevez vous le business modèle idéal ?
Il n’y en a pas pour la bonne et simple raison qu’il existe plusieurs voies pour entreprendre. A chacun son style, un peu comme en conduite : sportif, décontracté, concentré. Seuls importent les résultats.
* Débuter sans argent c’est possible ?
Bien sûr. S’il y a des capitaux publics et des fonds d’investissements privés pour aider les jeunes créateurs à monter leur business, la valeur d’un projet réside aussi dans le travail de préparation, pas seulement dans l’argent qu’on y injecte au départ. C’est ainsi que l’un peut compenser l’autre. Au mieux vous préparez votre projet, au plus vous vous donnez des chances de convaincre des investisseurs.
* De manière générale, sont-ils frileux dans notre pays ?
La prise de risque n’est pas le fort du Belge. Lever des capitaux n’est pas simple chez nous. Si le Belge est d’accord de travailler dans des projets mondiaux, le grand public lui fait peur et les marchés de niche le rassurent. Le web reste considéré comme un secteur à risque. Les investisseurs se montrent très méfiants.
Proposé le 12 mars 2009 | | Tags:
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