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François Van Uffelen de Babelgom

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

Le succès de François Van Uffelen, c’est surtout l’histoire d’un acharnement, d’une opiniâtreté, d’une foi et d’une passion. Car il vit pour ce qu’il développe. C’est dans la création qu’il s’épanouit.

Multicréateur d’entreprise avec Winbox et B2Boost, cet ingénieur commercial de HEC à Liège vient de mettre au point une plateforme internet d’automatisation des échanges de données. Son originalité, c’est sa facilité d’utilisation et sa flexibilité. Son nom : Babelgom.

* Quand doit-on lancer son projet ?

Pour moi, c’est clair : il faut sortir maintenant le produit qui convient. Ce qui ne veut pas dire qu’un produit soit exempt d’évolutions. A partir du moment où il est stable et opérationnel, il peut être mis sur le marché. Il doit l’être même, avec des tests auprès de clients derrière pour en valider le fonctionnement et afin de le compléter.

* Quelles sont les erreurs à éviter dans la création d’une start-up ?

Il est important d’essayer de faire les bons choix et cela impose de prendre des conseils. L’histoire d’une success story est forcément toujours celle d’une succession de bonnes décisions. Je conseillerais surtout aux jeunes entrepreneurs de ne jamais faire de mauvaises économies : quand on fait quelque chose, on ne doit pas le faire avec des gobelets en plastique.

* Une étude de marché est-elle indispensable au lancement d’un produit ?

En ce qui me concerne, j’émets de grosses réserves sur des études de ce type. Alors que le business plan est vraiment la projection de la croissance de l’entreprise : il dit ce qu’elle va être, comment elle va évoluer et se comporter dans le temps. En cela, il guide toutes ses actions. Je crois que c’est le document qui donne vraiment l’appétit d’un projet à un investisseur. A condition d’être bien fait.

* Un technicien doit-il s’associer à un commercial (ou vice versa) pour réussir ?

Je constate que beaucoup de success stories sont le produit de binômes, d’associations « ingénieur-commercial ». EVS, EBA, ce n’est rien d’autre. Je note par contre que des start-up dans lesquelles des scientifiques ont voulu y aller seuls ont du abandonner. Il n’y a pas de généralité mais un bon tandem apporte généralement d’excellents résultats.

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Proposé le 12 mars 2009 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Philippe Chevremont d’Héraclés

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

Directeur du centre d’innovation et d’entreprise Héraclès, il est quotidiennement confronté aux besoins des PME : en terme de financement, d’aide à la consultance, de protection de marques, de lancement d’activités. Tour d’horizon.

* Quelles aides au développement existent pour les start-up ?

Les aides au développement viennent dans un second temps. D’abord, il faut que les projets soient murs, validés. Il existe pour cela en Wallonie des bourses de préactivité d’un montant de 12.500 euros. Ce sont des avances non récupérables, des dons en quelque sorte, aux porteurs de bonnes idées. De quoi leur mettre un premier pied dans l’étrier du business. A eux de nous convaincre avec leurs arguments, leurs dossiers.

* Quels conseils donnez vous au jeune créateur ?

Je siège dans un comité où les projets sont jugés sur papier. La qualité de leur présentation influence directement l’octroi des décisions d’aides. C’est pourquoi il convient de soigner les dossiers : rendre les projets compréhensibles, montrer ce que l’on veut faire, mettre ses atouts en évidence, expliquer qui on est me paraît indispensable.

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Proposé le 12 mars 2009 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Christophe Guisset de BeAngels

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

Administrateur-délégué de BeAngels, membre du comité de direction de la European Business Angel Network (EBAN), son fonds d’investissement a aidé plus de 120 PME. Il parle de son expérience de « banquier à risques ».

* Quelles sont les principales causes d’échec dans les start-up ?

Sur 120 entreprises participées par notre fonds privé, il faut considérer que nous en avons vu 10% se planter. Le plus souvent parce que le management ne se dédiait pas à temps plein à la gestion. La mésentente entre les associés est un autre facteur, comme la perte de motivation. Devenir entrepreneur, c’est partir dans une fameuse aventure. C’est y embarquer ses amis et les membres de sa famille : cela demande de la résistance.

* Quels conseils donnez vous au jeune créateur ?

Les choses ne se passent pas toujours comme on les a prévues sur papier, dans le plan financier. Il est donc important de se ménager une marge financière, mais aussi de disposer d’un tableau de bord pour mesurer l’état d’avancement de son projet et les écarts avec les objectifs qu’on s’était déterminés dans le temps. Je dirais donc : prévoir une feuille de route et ne pas sous-estimer ses besoins, même si les investisseurs veillent à les corriger à la hausse pour éviter les mauvaises surprises.

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Proposé le 12 mars 2009 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Gary Cigé de Zilok

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

Prenez une bonne idée (simple), laissez là mijoter (un petit peu, pas trop longtemps) et trouvez le moyen de la développer au niveau international, en levant les capitaux nécessaires : c’est ce qu’a fait Gary Cigé, jeune ingénieur commercial de Solvay, dont le projet a été salué comme meilleure start-up européenne à Barcelone en 2008.

Il nous donne la recette de son site Zilok.com, l’ebay de la location, avec en moins de six mois plusieurs dizaines de milliers de biens en ligne.

* Comment on fait pour réussir sa start-up à moins de 30 ans ?

Eh bien, on fait comme moi avec mon associé (rires). On croit à son projet, on va frapper aux bonnes portes en se disant que ça va fonctionner, et on y met la conviction qu’il faut, en choisissant les bons arguments. Nous n’étions pas les premiers à penser développer une plateforme de la location. Ce qui a fait que ça a marché pour nous, c’est nous nous sommes montrés plus rapides à oser aller le présenter. Pour la recherche de capitaux, nous avons privilégié les fonds d’investissements privés en France où notre projet web 2.0 a suscité l’enthousiasme.

* Faut-il exploiter ses relations pour développer son projet ?

Pas seulement. En ce qui nous concerne, nous avons utilisé le réseau du networking. C’est un outil très efficace. L’esprit d’entraide y est très présent. J’ai pu compter sur des appuis très précieux qui m’ont ouvert des portes.

* Donnez-nous votre truc pour qu’ on parle ainsi de vous partout…

Dans notre monde de la communication et des médias, on n’existe pour personne si on est absent des grands blogs et des sites qui augmentent votre ranking sur google. J’ai donc soigné la promotion de notre projet auprès de la presse et à travers une bonne campagne de marketing viral. Aujourd’hui, Zilok bénéficie d’un excellent référencement. Le fait d’avoir gagné des concours prestigieux, comme celui de la meilleure start-up européenne à Barcelone a renforcé notre crédibilité.

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Proposé le 3 juillet 2008 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Arnaud Huret de Contact Office

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

C’est un des pionniers du web 2.0 en Belgique. Avec son associé Patrick De Schutter, il se trouve à l’origine de la création de plusieurs entreprises internet comme NetHolding et rendezvous, un site de rencontres revendu à Rossel en mai 2008. Ses autres success stories se nomment Contact Office, IP Netvertising, Express ou encore LinkCity.

Aucun domaine ne le rebute, de la régie publicitaire de sites internet au clearing de droits musicaux, en passant par le contrôle d’audiences et la commémoration des défunts à distance. C’est le projet sur lequel il travaille en ce moment. Il sera mûr pour la fin 2008.

* Quelle est votre vocation ?

De créer des services nouveaux, de les développer à travers des infrastructures web fonctionnelles que nous amenons à jusqu’à la rentabilité pour pouvoir les transmettre en dégageant du profit. Nous avons en ce moment une quinzaine de projets dans le pipe. Nous sommes éditeurs de nos propres services, nous le faisons en compte propre, en prenant la totalité du risque.

* Comment travaillez-vous ?

Au feeling. Nous sentons le marché, et si notre idée est validée par les retours que nous en avons des clients potentiels, nous la développons. Jamais nous n’avons établi de plan financier pour valider un risque. Mais il nous est arrivé de nous planter.

* Qu’est-ce qui vous donne cet appétit de créer ?

Un goût d’innovation et du défi. Nous travaillons avec de très petits moyens : l’enjeu, c’est de trouver les bonnes astuces pour pouvoir promouvoir ces projets dans des conditions financièrement acceptables. En dehors du SEO (search engine optimisation) où nous bossons avec des experts, nous faisons tout en interne : design, développement, concept, maintenance, supports, marketing. Nous pensons que la valeur réside dans la maîtrise de toutes ces compétences.

* Quels sont les freins à la création d’entreprise selon vous ?

A notre niveau aujourd’hui, c’est de trouver les bonnes personnes. Quand j’ai commencé, j’ai eu la chance de trouver le partenaire idéal. Il est devenu mon associé : l’entente est parfaite, nous partageons les problèmes, les défis, mais surtout les satisfactions d’entreprendre tous les deux et d’aller au bout de nos projets.

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Proposé le 3 juillet 2008 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Pierre guisset d’Innovity

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

pierre1

Partner chez Innovity, qui est le seul acteur belge assurant la complémentarité entre le financement public et privé en capital à risque, en recherche et en développement international.

* A quoi sert un business plan ?

A mesurer les écarts entre les prévisions et les résultats de l’entreprise, à voir pourquoi ce qui a été prévu n’est pas arrivé. C’est un outil de navigation aussi indispensable pour l’entrepreneur que pour l’investisseur privé qui risque des capitaux. Il ne s’agit pas de le respecter à la lettre. Il sert à confronter son idée au papier pour voir si elle tient la route.

* Quels conseils donnez vous au jeune entrepreneur ?

De donner toutes ses chances de succès à son projets en s’associant les compétences complémentaires d’un associé dans lequel il a pleine confiance et avec qui il ne risque pas d’entrer en conflit. S’associer, cela permet de partager les soucis, les problèmes. On est à deux pour faire face aux difficultés.

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Proposé le 3 juillet 2008 |Pas de commentaire | Tags: , ,

Eric Didier de Viadeo

Par : Lionel DAMM | Catégorie(s) Interview

didier1Directeur des opérations du réseau social Viadeo, co-fondateur de Soamai en 2000 où il occupe les fonctions de CEO jusqu’à la revente de l’entreprise à un groupe américain quatre ans plus tard, Eric Didier bénéficie d’une expérience de plus 16 ans sur le marché des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Il a débuté sa carrière en 1990 au sein de Parametric Technology en tant que directeur France et Belgique avant de rejoindre Ross System pour prendre le poste de Directeur pour la France, la Belgique et la Suisse.

* Quelle est la clé de la création d’une start-up selon vous ?

Le cash. C’est votre sang dans la société. S’il est indispensable de lever des capitaux pour pouvoir financer ses projets, soutenir le développement de son activité, j’insiste sur le fait que courir l’argent pour l’argent n’en vaut pas la peine. Garder la maîtrise de son affaire est bien plus important: dès le moment où ils entrent, les fonds d’investissement et les business angels vous imposent leurs règles. Ils peuvent les changer du jour au lendemain avec des conséquences désastreuses pour votre entreprise.

* Comment gère-t-on le succès d’une entreprise ?

On le gère comme on joue aux échecs, en essayant d’anticiper et de garder un coup d’avance. Il faut avoir le sens de la stratégie, se demander chaque matin : « comment vais-je protéger mon business ». Il faut se montrer attentif aux mouvements de la concurrence et du marché. Pour saisir les opportunités qui se présentent et éviter de se mettre en danger.

* Qu’est-ce qui détermine le tempérament de l’entrepreneur ?

Pas la qualité du projet. Vous pouvez avoir le meilleur projet du monde et ne pas être entrepreneur. L’entrepreneuriat est un véritable virus : il faut être certain de l’avoir et d’y résister pour lancer sa start-up car il va mettre tout le monde à l’épreuve. Vous mais aussi vos amis, votre famille. Autant le savoir d’avance…

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Proposé le 12 mars 2008 |Pas de commentaire | Tags: , ,